Pas de vacances pour la lutte! Atelier banderole et visite a Millau, France

Depuis dimanche se tient le camping de la CNT-AIT qui a lieu chaque année la première semaine d’août.

C’est l’occasion de se retrouver dans une ambiance sympathique pour rencontrer les compagnons de différentes régions ou pays et pour vivre ensemble un peu de notre utopie créatrice : réflexions, loisirs, sorties culturelles, activités sportives…. comme bon nous semble, en autogestion.

Des compagnons de la CNT-AIT de Figueres en Espagne nous avaient informés du conflit qui les oppose au patron despotique du camping Yelloh village de Colera (lire ici : http://cnt-ait.info/2022/07/29/camping-colera/)

Lors d’une des AG des campeurs, des compagnons ont proposé de faire une action symbolique de solidarité, vu qu’il y a un camping de la même chaine pas loin de l’endroit où nous nous trouvons.

Rendez-vous était donné ce matin aux personnes intéressées pour réaliser une banderole et une action. Un atelier « banderole renforcée et peinture à la bombe » permit de réaliser une magnifique banderole sur laquelle on lisait « Yelloh village Coléra = exploiteurs ». Nous avons été photocopier quelques tracts en français et aussi en néerlandais (car en se renseignant sur internet nous avons appris que beaucoup des campeurs venaient des « plats pays »). Au passage un grand merci aux amis de la CNT-AIT outre-quiévrain qui nous avaient traduit le tract ! C’est de l’internationalisme en action ! (version en français du tract : http://cnt-ait.info/2022/07/29/camping-colera/ version en néerlandais : http://cnt-ait.info/2022/07/31/camping-colera-nl/)

Puis le petit groupe s’est rendu à l’entrée du camping, se scindant en deux pour couvrir chacune des deux entrées.

Camping Les Rivages

Nous avons à peine eu le temps de distribuer quelques tracts aux campeurs qui entraient et de déployer la banderole à l’entrée principale, que nous avons vu arriver le gérant du camping, affolé. Des clients l’avaient informé qu’il y avait des problèmes au camping et qu’une manifestation était organisée. Nous l’avons informé que notre action d’aujourd’hui visait en fait le camping de Colera, qui faisait partie de la même chaine que son camping. Il nous a répondu que son camping n’était pas en cause dans le cas de figure, ce qui est vrai mais nous lui avons fait remarquer que le comportement du patron du camping de Colera – outre le fait qu’il exploitait et maltraitait ses salariés – nuisait à l’image de marque de tous les Yelloh villages par son comportement autoritaire. Nous l’avons invité à faire remonter l’information au siège de la franchise.

Ce genre de petite action ne nécessite pas de grands moyens et est à la portée de tout le monde. Si vous aussi vous voulez rendre-visite au Yellow village de votre coin, la carte est disponible sur la page suivante :

http://cnt-ait.info/2022/07/29/camping-colera/

Arijan Colera met en cause la CNT-AIT pour menace de mort

Le camping de Colera accuse la CNT-AIT de menace de mor tsur qui ne se rallie pas à la cause du syndicat

Le 1er juillet, l’administrateur e l »entreprise Arijan Colera SL qui n’est autre que le Maire de Colera, signe une lettre de licenciement contre l’unique représentant syndical de l’entreprise, sans aucune preuve dans la recherche des faits réels, l’accusant de menaces sur un collègue de travail, avec un «je vais te tuer», parce qu’il n’approuvait pas ses revendications.

Dans le camping SanMiquel du village de Colera, chaque année sont recrutés des travailleurs-euses sans respect des droits légaux. L’entreprise n’enregistre généralement pas une partie des travailleurs en basse saison ou en hiver à la Sécurité Sociale, et en saison d’ouverture à la clientèle impose des journées de 12 heures pendant 6 jours par semaine.

Entre Mars et Avril de cette année, s’est constituée une section syndicale CNT-AIT dans l’entreprise, pour défendre et représenter les travailleurs devant l’attitude peu honorable du Patron.

Malheureusement, l’entreprise n’a pas daigné accorder le plus petit minimum revendiqué : un contrat qui couvrait tous les mois de travail sur la base de 40 heures/semaine. Ces refus ont conduits à déposer 5 plaintes contre l’entreprise à l’inspection du travail.

Depuis des semaines de tentatives de négociation par la section syndicale, le 29 juin le patron nia le droit à l’information syndicale sur les panneaux de l’entreprise, usant de son «réservé le droit d’admission», mettant au défi l’autorité policière empêchant l’accès à la feuille de réclamation à toute personne qui ne lui convenaient pas.

A partir de la plainte correspondant à cet incident le patron s’en est pris au représentant syndical entrant par la force dans le bungalow dans lequel il logeait jetant ses affaires à la rue et finalement le licenciant sans raison sensée.

Réservé au droit d’admission, à son bon gré

Comme on le sait, le «droit d’admission» dans un établissement public peut s’appliquer tant qu’il est exposé sur un panneau à l’entrée, et précise quels sont les critères légaux pour refuser l’entrée. Un exemple courant dans les bars est, par exemple, de ne pas entrer ivre.

Le maire du camping Sant miquel refuse arbitrairement l’entrée aux personnes, et surtout il revendique ce droit, sans se conformer à aucune exigence, ni légale, ni à aucune explication.

Expulsion d’un bungalow

Le patron a ordonné à 3 serveurs : prendre les affaires personnelles( du travailleur qui logeait dans le bungalow depuis quelques mois) et de les jetter à la rue, le travailleur n’a pu éviter la disparition de valises et autres biens personnels et se retrouva dehors à poursuivre son travail le jour suivant dans l’entreprise.